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US Reports

Rapport 2007 sur la liberté religieuse dans le monde

Publié par le Bureau de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Travail du Département d’Etat

La constitution prévoit la liberté de religion, et le Gouvernement, en règle générale,  respecte ce droit dans la pratique.
Aucun changement n’est intervenu au niveau de la situation du respect de la liberté religieuse par le Gouvernement au cours de la période de référence, et la politique du Gouvernement a continué à contribuer à la pratique généralement libre de la religion.
Aucun cas de violations ou de discrimination sociétales basées sur les pratiques ou les croyances religieux n’a été rapporté.  D’importantes personnalités de la société civile ont mené des actions positives pour promouvoir la liberté religieuse.
Le gouvernement des Etats-Unis discute des questions relatives à la liberté religieuse avec le Gouvernement, dans le cadre de sa politique globale de promotion des Droits de l’Homme.
Section I.  Démographie religieuse
Le pays a une superficie de 114.763 km2 et une population d’environ  8.078.300 habitants. Selon le recensement de la population de 2002, 27, 1% de la population sont des fidèles de l’Eglise catholique romaine, 24,4% sont des musulmans, 17,3% pratiquent le culte vodou, 5%  pratiquent le Christianisme Céleste, 3,2% sont des protestants méthodistes, 7,5% pratiquent d’autres cultes chrétiens, 6% pratiquent d’autres types de religions traditionnelles locales, 1,9% d’autres religions et 6,5% ont déclaré n’appartenir à aucune confession religieuse.
Plusieurs individus qui, nommément, s’identifient comme étant chrétiens ou musulmans pratiquent également des religions traditionnelles locales. Au nombre de celles qui sont les plus pratiquées, il y a le système de croyance animiste vodoun, connu également sous le nom de Vodou, et qui tire son origine de cette partie de l’Afrique. Il existe également quelques athées.
Plus de la moitié de tous les Chrétiens sont d’obédience Catholique Romaine. D’autres groupes religieux, Chrétiens comme non chrétiens, comprennent les Baptistes, les Méthodistes, les membres de l’ Assemblées de Dieu, les Pentecôtistes, les Adventistes du Septième jour, les membres de l’Eglise de Jésus-Christ et des Saints des derniers Jours (Mormones), les Témoins de Jéhovah, les Chrétiens Célestes, les Rosicruciens, les membres de l’Eglise de l’Unification, les Eckistes, et les Baha’is. Presque tous les Musulmans sont membres de la branche sunnite de l’Islam. Les quelques Musulmans shiites étaient au départ des ressortissants du Moyen Orient.
Il existe des Chrétiens, des Musulmans et des pratiquants de religions traditionnelles locales dans tout le pays. Cependant, la plupart des pratiquants de la religion traditionnelle Yoruba sont au sud tandis que les autres religions traditionnelles sont pratiquées dans la région septentrionale du pays. Le nombre de Musulmans est plus élevé au nord et au sud-est du pays. Les Chrétiens sont plus nombreux au sud, surtout à Cotonou, la capitale économique. Il n’est pas rare que les membres d’une même famille pratiquent la religion chrétienne, l’islam, les religions traditionnelles locales, ou une combinaison de toutes ces religions.
Les groupes de missionnaires étrangers exercent en toute liberté leurs activités dans le pays.
Section II. Situation de la liberté de religion
Cadre juridico-politique
La constitution prévoit la liberté de la religion, et le Gouvernement, en règle générale, respecte ce droit dans la pratique. Le Gouvernement, à tous les niveaux, s’efforce à protéger entièrement ce droit et ne tolère pas sa violation, que ce soit par le gouvernement ou par les individus. Il n’existe aucune religion d’état.
La Cour Constitutionnelle détermine les bases légales qui sou tendent la pratique de la religion. Il y a quelques années, la Cour a disposé qu’il est illégal d’empêcher un groupe de pratiquer ses rites religieux et que les critiques à l’encontre d’une religion sont garanties par la liberté d’expression. Le ministère de la Défense est autorisé à intervenir en tant que force de maintien de la paix dans les conflits opposant des groupes religieux afin de garantir l’ordre public et la paix sociale, pourvu que cette intervention soit conforme au principe de la neutralité de l’Etat dans la gestion des affaires religieuses.
Les personnes désireuses de créer un groupe religieux doivent procéder à son inscription au Ministère de l’Intérieur. Les formalités d’enregistrement  sont pareilles pour tous les groupes religieux, et aucun rapport n’a fait état de ce qu’on a interdit à un groupe de se faire enregistrer ou qu’il a été victime de manœuvres dilatoires ou rencontré des obstacles au cours du processus d’enregistrement. Les groupes religieux sont exonérés des taxes.
Les autorités gouvernementales accordent du respect aux autorités religieuses,  toutes confessions confondues, en assistant à leurs cérémonies d’installation, aux funérailles, et  autres  manifestations religieuses. Le président a régulièrement reçu la visite de dignitaires issus de toutes les religions et les forces de sécurités ont été chargées d’assurer la sécurité lors de n’importe quelle manifestation religieuse, à la demande des organisateurs.
Les groupes missionnaires exercent en toute liberté leurs activités dans le pays.
Au terme de l’Article 2 de la constitution qui dispose que l’état béninois est laïc,  les écoles publiques ne sont pas autorisées à dispenser des cours d’instruction religieuse. Les groupes religieux sont autorisés à créer des écoles privées.
Les jours de fêtes religieuses fériés comprennent  les fêtes chrétiennes suivantes : lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte,  Assomption, Toussaints et Noël ; les fêtes islamiques suivantes : Ramadan, Tabaski, la naissance du prophète Mahomet ; la fête religieuse du vodoun. La télévision nationale publique assure la couverture médiatique lors de la célébration des fêtes religieuses et des évènements spéciaux  qui jalonnent la vie des hauts dignitaires religieux, y compris les anniversaires et les cérémonies funèbres.
Quelques temps après son investiture, le nouveau président a reçu respectivement les dignitaires et représentants des religions chrétiennes, musulmane et ceux des religions traditionnelles locales.
La Journée œcuménique se célèbre chaque premier mercredi du mois de mai, et est traditionnellement marquée par une grande manifestation qui se tient dans la ville historique de Ouidah pour fêter la coopération interreligieuse. Chaque dignitaire religieux, de son côté, s’efforce de rapprocher Chrétiens et  Musulmans et prêche des messages de tolérance.
Restrictions à la liberté religieuse
 
La politique et les pratiques du Gouvernement ont contribué à la pratique généralement libre de la religion. Aucun cas de prisonniers ou de détenus religieux n’a été rapporté.
Conversion religieuse forcée.
Aucun cas de conversion religieuse par la force n’a été rapporté, ni de cas de citoyens américains mineurs qui auraient été enlevés ou illégalement déplacés du territoire américain, ou de cas de refus de permettre à de tels citoyens de retourner aux Etats-Unis.
Section III. Violations et discriminations sociétales
Aucun cas de violations ou de discrimination sociétales basées sur les croyances religieuses ou leur pratique n’a été rapporté. Du fait de la pratique de diverses religions au sein des familles et des communautés,  la tolérance religieuse est largement répandue à tous les niveaux de la société et dans toutes les régions. Des dialogues interreligieux ont régulièrement lieu et les citoyens respectent les différentes traditions religieuses, y compris le syncrétisme religieux. Plusieurs adeptes du culte vodoun sont également des Chrétiens et des Musulmans, et sont tolérants envers les autres religions.
Section IV. Politique du Gouvernement des Etats-Unis
Le gouvernement des Etats-Unis discute des questions relatives à la liberté religieuse avec le Gouvernement, dans le cadre de sa politique globale de promotion des Droits de l’Homme. L’Ambassadeur des Etats-Unis et des représentants d’autres ambassades participent régulièrement aux cérémonies organisées par différentes religions. Les autorités de l’ambassade, dans les discours qu’ils prononcent à l’attention du public, mettent également l’accent sur la valeur et l’importance du dialogue et de la coopération interreligieux.

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